lundi 7 mai 2012

Pensées


A côté de l'hôtel où je me rends régulièrement pour profiter de leur piscine, se trouve un camp de réfugiés ivoiriens. Ces personnes ont fuit la guerre en Côte d'Ivoire et sont venues prendre refuge au Togo. J'avais remarqué ce camp quelques semaines plus tôt alors qu'un ami travaillant dans l'équipe ophtalmologique me l'avait pointé. 

Samedi, j'ai rencontré Madeleine, une jeune fille qui vit dans le camp depuis 1 ans et 2 mois. Elle m'a parlé des conditions de vie du lieu. Ces réfugiés sont aidés par l'UNHCR tant bien que mal. Au début, ils avaient assez à manger mais aujourd'hui ils ne reçoivent que 5kilo de riz par mois et environ 1,5 litres d'huile comme denrée alimentaire fixe, d'autres aliments s'ajoutent parfois mais de façon aléatoire... Madeleine et ses amis étaient étudiants à Abidjan et aujourd'hui, ils sont interdits d'études à Lomé. Ils ne font rien de la journée, "ils glandent" m'ont-ils dit. Aucune personne du camp n'a le droit de travailler dans le pays d'accueil. 

Quelle tristesse de rencontrer des personnes en détresse comme Madeleine...

dimanche 29 avril 2012

Conférence de Pâques



Pendant le weekend de Pâques, je me suis fait inviter par mon église à Lomé à me rendre à leur conférence annuelle au Nord du Togo à Défalé. Au départ, je ne savais pas vraiment pas à quoi m’attendre étant donné que j’allais être la seule européenne dans le groupe et que je ne connaissais pas la façon dont nous allions cohabiter pendant ce qeekend.








J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai finalement décidé de partir avec eux et que l’expérience valait la peine d’être vécue.




























J’ai rejoint l’église au rendez-vous qui était fixé à 18h. Trois heures plus tard, (on est en Afrique) nous quittions Lomé. Seulement pour s’arrêter 45 minutes pour une pause « mise à l’aise » (aller trouver un coin dans un champ sans endroit où se cacher des regards d’autrui pour uriner) comme ils disent ici...Une demi-heure plus tard, on reprend le voyage. J’étais installé dans un car de voyage très confortable et dormais profondément quand à 2h du matin POPOPOP le moteur commence à tousser. Une fois, deux fois et on ne démarre plus. Me voilà au milieu de la nuit, au milieu de nul part à attendre au bord d’une sombre route. 

Après peut-être une heure et demie, deux petits bus (style VW) arrivent et on s’entasse à 19 dans un véhicule. Les quelques 6 heures de routes restantes étaient pénibles mais ce qui compte c’est que nous sommes arrivés sains et sauf à Défalé.
















Défalé est un petit village de montagne aux terres arides entouré de montagne. Un ami qui m’avait réservé une chambre d’hôtel « en construction » où j’ai pu me reposer et sortir de la chaleur étouffante de l’extérieur. 










Le plus drôle c’est que le jour suivant, deux femmes sont venues me rejoindre dans la chambre, par manque de place. Cela ne m’a pas du tout gêné, c’était conviviale, « tout le monde fait partie de la même famille », comme disent les locaux. Les femmes Ariane et Dorkas étaient super sympa. Nous avons eu de très bonnes discussions et Dorkas a pu me parler de son pays, dans lequel notre bateau s’apprête à aller : La Guinée. Ces femmes ont pris soin de moi « la seule Yovo » (blanche) en me faisant à manger et en gardant un œil protecteur sur moi durant la conférence.















































































J’ai vécu 3 jours incroyables dans ce lieu remplit de magnifiques rencontres, de joie, de chants et de danses. Puis, il fallait rentrer à Lomé. Le voyage du retour c’est fait sans problème en huit heures...


















lundi 2 avril 2012

Trip au Benin

Pour profiter d'un long weekend, nous nous sommes rendus au Benin. Nous avions eu la chance d'avoir un ami Beninois à bord qui a pu nous faire la visiter la ville de Cotonou.



Me voici cachée sous des serviettes car les moustiques étaient voraces



                         





Pas mal comme Parking !!!







Nous nous sommes aussi balader dans une pirogue autour du village à pilotis nommé Ganvié. Ses quelques milliers d'habitants vivent du commerce de la pêche et n'ont qu'un bout de terre pour apprendre aux bébés à marcher, sinon tout se fait sur l'eau.







Pour la petite anecdote, lorsqu'un homme veut épouser une femme, au lieu de lui acheter une bague de fiançaille, il lui offre une pirogue... 













 Le marché...


Une specialité: le lapin et une pâte dans une sauce à base de plantes dites antibiotique, un délice!

mercredi 29 février 2012

La Dote

Il y a quelques semaines, j’ai été chaleureusement conviée à une dote (fiançailles togolaises). La dote est une cérémonie où les familles des futurs époux se rencontrent.
La cérémonie a commencé avec la présence des deux familles se faisant face sans les principaux acteurs (les futurs époux). Puis, la famille de l’homme a apporté en chantant des présents à la famille de la femme. Le but étant de gagner leurs cœurs pour conquérir la femme et ainsi effectuer un passage de sa famille de naissance à sa famille de mariage. 


Ensuite, la famille de l’homme, enfin surtout sa sœur adressait des tirades poétiques à la famille de Christine (épouse à venir). Elle décrivait comment : « une blanche colombe avait volé dans la chambre de son frère et que depuis il ne pouvait la laisser partir. » La sœur de Christine a ensuite riposté qu’elle ne connaissait personne de sa famille avec les caractéristiques évoquées. Alors, la sœur du futur mari devait surenchérir jusqu’à ce que la famille soit entièrement satisfaite.



A la suite de cet échange digne d’une comédie de Molière, la famille de Christine s’émancipe pour chercher leur fille. Une personne vêtue d’un drap sort d’une pièce acclamée de chant en Ewe (langue du Togo). La famille de l’homme doit alors deviner s’il s’agit de la bonne personne. 




Après, trois « farces » Christine est enfin reconnue et en ôtant les draps c’est alors que j’aperçois une magnifique femme vêtue d’une délicate robe bleu clair en soie. Quelques discussions et onction du pasteur, puis la famille de Christine s’absente à nouveau pour découvrir les présents apportés (généralement de l’alcool et des tissus). Satisfaits des cadeaux, ils décident de céder Christine à sa nouvelle famille. Le futur mari étant en voyage d’affaire, c’est sa maman qui a passé la bague de fiançailles à Christine qui a timidement souri.
 







La matinée a pris fin avec des chants de joie et un repas des plus nourrissants…